Septième colline, chapitre 2: L’arbre-Monde

Ce magnifique roman de Richard Powers sera pour moi une lecture inoubliable. Il me reste à peine quatre-vingts pages à savourer avant la fin. Un chef d’oeuvre d’une ampleur phénoménale, dont je ne résiste pas à l’envie de recopier pour vous trois passages, qui se situent un peu avant la fin du livre.

« Personne ne voit les arbres. Nous voyons des fruits, nous voyons des noix, nous voyons du bois, nous voyons de l’ombre. Nous voyons des ornements ou les jolies couleurs de l’automne. des obstacles qui bloquent la route ou qui obstruent la piste de ski. Des lieux sombres et menaçants qu’il faut défricher. Nous voyons des branches qui risquent de crever notre toit. Nous voyons une poule aux oeufs d’or. Mais les arbres…les arbres sont invisibles. »

« Ce monde n’est pas un monde avec des arbres dedans. C’est un monde d’arbres où les humains viennent tout juste d’arriver. »

« Les arbres sont conscients de notre présence. La chimie de leurs racines et des parfums que dégagent leurs feuilles change à notre approche…Quand on se sent bien après une promenade en forêt, c’est peut-être que certaines espèces essaient de nous draguer, ou de nous soudoyer. Tant de remèdes miracles proviennent des arbres, et nous avons à peine gratté la surface de ce qu’ils ont à offrir. Les arbres essaient depuis longtemps d’entrer en contact avec nous. Mais ils parlent à des fréquences trop basses pour que les humains les entendent. »

J’espère vous avoir donné envie de découvrir « L’arbre-Monde » à votre tour. Je sais pour ma part que je le poserai tout près de moi, afin de le lire à nouveau dans très peu de temps.